Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Dans la maison des p'tis clous
Publicité
Dans la maison des p'tis clous
Publicité
Archives
Publicité
Publicité
13 juillet 2006

de retour à la maison

Bon d’accord, je suis rentrée depuis mardi et j’aurai pu faire le post avant, mais que voulez-vous, je suis un peu plus occupée que les semaines passées. Disons que je me plaignais de m’ennuyer et que maintenant ce problème est résolu.

Donc le décollement de membrane du doc a finalement marché. Il devait me déclencher vendredi matin, et finalement j’ai accouché jeudi soir, j’ai eu le temps de faire la radio du bassin qui a confirmé que malgré le gros bébé, ça passerait. J’étais sûre d’éviter la césarienne.

J’ai donc fait ma radio à 11h, puis direction le monoprix pour faire les soldes. Et là je me suis dit que puisque j’étais à 2 min de la maternité, j’allais y faire un petit tour, parce que les contractions me faisaient mal dans le dos. Comme par hasard, mon toubib arrivait lui aussi. Après examen, il a conclut que je ne repartirai pas, enfin, pas avant 5 jours. Ma mère, avec qui j’étais allée faire la radio puis le shopping, a prévenu François. Le temps qu’on m’installe en salle de travail, qu’on me pose la perf et la péridurale (Allelujah !) François est arrivé. Ridicule dans son costard avec une blouse verte par-dessus et des sur-chaussons bleus. Mais bon, on n’était pas à un défilé de mode.

Après la péridurale tout va bien, plus de douleurs. Je m’endormais presque, mais j’ai tenu bon pour tenir compagnie à François. La sage-femme est très gentille. Elle met plein de trucs dans ma perf pour booster un peu les contractions, plus un autre truc pour ramollir le col, puis finalement perce la poche des eaux .Le travail continue bien et je sens rien… Ah si finalement… je ressens les contractions à nouveau. Je le signale et on me met une nouvelle dose d’anesthésiant. De nouveau le bonheur… Puis finalement dilatation à 7, le moment approche. Elle me demande si je sens la tête descendre et je dis non. Alors elle dit qu’il faut changer de position. Petit à petit la douleur revient. J’ai de plus en plus l’impression d’être écartelée, donc je confirme à la sage-femme que maintenant je la sens bien la tête. Et les contractions avec. Toutes les 2 min et ça dure 1 min. Pas beaucoup de temps de souffler. Ce qui avant n’était qu’une impression d’être écartelée devient de plus en plus une certitude, sauf qu’en plus ça fait de plus en plus mal. L’anesthésiste revient pour me mettre une dose. 20 min après c’est pire, l’anesthésiant n’a pas marché. Elle revient encore pour une nouvelle dose et me promet que si dans 10 min ça n’agit toujours pas on change de produit.

Mais mon toubib est revenu, il me demande si je sens bien la tête et les contractions. Je lui réponds, presque amusée, « pour les sentir je les sens bien ! Le problème c’est que ça fait très mal". Et là, à ma surprise il me répond « tant mieux ! » « Hein ? » « Comme ça vous pousserez bien et on évite les forceps ». Bon, de toutes façons ça sert à rien de se rebeller, j’ai pas trop le choix et je sens qu’il n’y a plus le temps. L’anesthésiste re-revient, me demande si j’ai mal, je dis oui, mais quand elle s’approche de moi elle se fait envoyer bouler par le toubib et la sage-femme qui lui disent que c’est mieux comme ça. Je n’ai pas la force de protester mais je vois tout de même l’anesthésiste qui me lance un regard d’excuse. C’est celle-là même que j’avais vu en consultation et qui était sympa comme tout, qui disait qu’on n’était pas là pour souffrir et m’avait promis que je sentirai rien. Je sais que c’est la dernière phase la plus dure, celle qui arrive et que par chance c’est la plus courte aussi. 15 min pas plus. Au bout de 20 min les sages-femmes des cours avaient dit qu’on sortait les forceps, et comme mon doc a dit que je les éviterai, je sais qu’il n’y en a pour moins de 15 min. On respire un bon coup et on tient bon.

19h01 :10 min et une épisiotomie plus tard Gabrielle est là et la douleur presque disparue. En tout cas on a l’esprit ailleurs. On la met sur mon ventre et je sens qu’elle n’est pas si grasse que ça. Je me dis qu’avec de la chance elle ne fera pas les 4 kilos. Gagné ! Elle fait 3.970 kilos. 30 grammes ça compte beaucoup. Elle mesure 53.5 cm et a un périmètre crânien de 37.5cm… c’était ça le plus dur à sortir… cette grosse tête en forme de ballon de rugby. Sur le moment je trouve qu’elle a des yeux globuleux et des bonnes joues. Elle me fait penser à un poisson japonais dont je me souviens plus le nom (le poisson lune). Comme tous les poissons japonais finissent en sushi, je dis à François, très sûre de moi et pas consciente d’être dans les vaps « tu trouves pas qu’elle ressemble à un sushi ? » Il est mort de rire. Le surnom va rester, malheureusement pour cette pauvre « petite » Gabrielle. Au passage la sage-femme me félicite d’avoir un si gros bassin pour faire un si beau bébé. C’est gentil. J’avoue que jusqu’à présent la taille de mon bassin ne faisait pas ma fierté, mais qu’il faudra que j’y réfléchisse plus en détail. C’est François qui a donné le premier biberon. Pour une fois, dans ses bras, ma fille semblait toute petite…


Pour résumer la suite j’ai fait une belle hémorragie de la délivrance, mais je ne l’ai su que bien après. Le toubib et la sage-femme étant restés si calme je n’avais même pas fait gaffe, ils ont bien dit que mon utérus n’était pas très tonique et qu’il fallait l’aider. Ils ont certainement fait ce qu’il y avait à faire puisque je suis en vie, que le bébé se porte bien. Reste la douleur, mais ça elle ne disparaitra que 5 jours plus tard, les points de l’épisio étant trop serrés et en plus sur un hématome. Ajoutez à ça que je ne répondais pas aux antalgiques, le fait que le personnel médical a cru que le problème était psy, ma douleur inventée, et aussi que je ne pouvais pas m’occuper de ma fille a cause de la douleur et vous comprendrez que le reste du séjour a été un peu difficile

Mais bon, Gabrielle est un super bébé. Le doc. Pardon, ZE doc, celui de « doc et difool », celui dont Antoine de Caunes avait fait une parodie « ton corps change, ce n’est pas sale » a examiné Gabrielle à sa naissance. Elle allait bien d’après lui mais souffrait du fait de la naissance difficile. Le lendemain elle a passé une demie journée au service des néo-nat car il soupçonnait une détresse respiratoire, ce qui n’était pas le cas. Je ne me suis jamais inquiétée. Depuis le jour où on m’a annoncé un gros bébé je m’étais renseignée, j’ai lu les risques, j’étais prête pour. J’ai évité ce que je redoutais le plus : la dystocie des épaules. Mais l’épisio, l’hémorragie, l’atonie de l’utérus, le bébé qui respire mal, tout ça je savais qu’il y avait de grandes chances pour que ça arrive. Donc je suis restée assez zen.

Sinon elle a été vraiment très sage et n’a posé aucun problème pendant le séjour. Elle buvait bien ses biberons, dormait bien sans faire de crises de larmes, enfin, pas avec moi, car avec les infirmières apparemment c’était autre chose. Le bébé parfait dont le crâne avait perdu sa ressemblance avec le ballon de rugby dès le lendemain matin. Elle est belle et a les yeux bleus, les cheveux châtains, de grande mains toutes fines. On dirait un bébé d’un mois. Elle est déjà éveillée et regarde ce qui l’entoure.


mère et fille
Originally uploaded by mape464.

>Le retour à la maison s’est très bien passé. En grande partie car mon toubib m’a desserré les points de suture juste avant le départ. Miracle, depuis l’accouchement c’est la première fois que je n’ai plus mal. 5 jours ça fait long. Je suis bien, en famille, chez moi avec mon petit mari et un bébé très sage dont je peux enfin m’occuper car enfin libre de mes mouvements, je peux m’asseoir et lui donner le biberon sans avoir la larme à l’œil. Je ne suis pas fatiguée, au contraire j’ai l’impression d’être enfin en pleine forme. Elle a fait son premier tour en landau quelques heures après la sortie de la maternité et moi j’ai enfin vu le temps qu’il faisait dehors (chose impossible dans une chambre sans fenêtre sur l’extérieur et climatisé). Je suis ravie de pouvoir me lever à 2h du matin quand elle réclame son biberon. La douleur n’est pas encore totalement oubliée mais une nouvelle vie commence à 4 car il ne faut pas oublier le chien. Bientôt les vacances et en plus, je pourrai vous jurer qu’hier à 2h15 du matin elle m’a fait un vrai sourire. Je sais, normalement, ce n’est pas avant 1 mois… mais bon… on se fait toujours des idées quand on est maman.

Publicité
Commentaires
Publicité